mercredi 30 septembre 2009

Bientôt, un Centre socio-culturel à Kimbanseke


Considérée comme la commune la plus peuplée de Kinshasa, la capitale congolaise, Kimbaseke va, bientôt se doter de son premier Centre socio-culturel depuis sa création.

Le cadre choisi est situé sur l’avenue Vundulu n°1 bis, près du Complexe scolaire de l’Armée du Salut en allant vers le cimetière.


C’est la propriété de l’Asbl culturelle Atelier Théâtr’Actions, ATA en sigle qui a été félicité par les autorités provinciales et coutumières pour ce geste lors de la cérémonie de pose de la première pierre, samedi 30 mai 2009.
Une manifestation grandiose qui a vu le Chef coutumier et ses lieutenants asperger l’alcool traditionnel « Nsamba » et le « makasu » en signe de sanctification du Centre. Alors que de son côté, le Représentant du Vice-gouverneur a officiellement posé la pierre proprement dite.


Justifiant son choix d’ériger en ce lieu une grande bibliothèque, une salle de spectacle, d’internet et de ciné-vidéo, José Bau Diyabanza, Commissaire général de l’Ata a souligné : « Cette initiative vise à faciliter les jeunes de cette commune de rester à la Une d’actualité du monde sans aucun complexe face à leurs collègues d’ailleurs.
Ils pourront s’approprier le savoir-faire et accéder aux jeux sains d’esprits favorisant le progrès social d’une communauté en particulier et d’une nation en général.
Ceci étant la suite logique d’une enquête qui a révélé un triste bilan. A savoir, la commune de Kimbaseke dispose de 178 terrasses ou débits de boisson et 87 cellules de prière mais aucun cadre sain de divertissement pour ses enfants ! »


Prenant la parole à son tour, le Chef coutumier du village Mfumu Ngandu a, tout en encourageant l’Ata, exaucé les autorités au respect de la parole donnée.
« Cette population souffre de presque tout alors qu’elle est l’épine dorsale de la ville de Kinshasa. Mais, elle souffre toujours de manque d’énergie, d’eau et d’infrastructures malgré les engagements des politiques lors de la dernière campagne électorale ! »
Pour le représentant du Vice-gouverneur de Kinshasa qui a été au four et au moulin pour le soutien du projet Ata : « Nous ne devons pas baisser le bras à cause de la crise multiforme qui frappe la RDC. Cause pour laquelle le gouvernement provincial encourage de telles initiatives qui contribuent à l’effectivité des cinq chantiers de la République. A la population de ce lieu, nous appelons à la prise de conscience afin d’en assurer la protection »
Belles cérémonies agrémentées chaleureusement par la Fanfare Masolo, composée de jeunes de la rue, et le ballet folklorique Mikama de Humbu.
Rega Diana Sangewa (Stg Ifasic) et Eddy Kabeya, journal Le Phare

Avec la collaboration de LNI du Québec et d’ATA : Les artistes congolais à l’école du théâtre d’improvisation


Une collaboration qui s’annonce fructueuse s’annonce d’ores et déjà entre le Canada et la RD.Congo dans le domaine culturel.


En effet, sous l’impulsion de la Ligue Nationale d’Improvisation, (L.N.I) du Québec, l’Atelier Théâtr’Action, « A.T.A » de la RDC a organisé une session de formation sur le théâtre improvisé à l’intention des jeunes artistes venus d’Afrique (Cameroun, RDC, RCA) et de la France.


Tenue du 08 au 11 novembre 2008 au Ciaj (Centre d’initiation artistique pour la jeunesse), à Kinshasa/N’djili, cette formation sur le théâtre d’improvisation a été animée par le Canadien Luc Senay du Québec.


L’atelier a permis aux participants (jouteurs) de renforcer leurs aptitudes en écriture spontanée avec l’imaginaire et sur les gestuels dans le théâtre improvisé. A travers des exercices sur le « match d’impro », les acteurs ont amélioré leurs capacités sur la maîtrise d’autocréation scénique.

Pour le formateur Luc Senay, l’improvisation théâtrale n’est pas un théâtre d’humour mais c’est un spectacle hors pair dans lequel l’acteur utilise son personnage. L’artiste crée dans la comédie une situation sur scène au fur et à mesure qu’elle se développe.


Des leçons approfondies sur l’Impro

L’animateur fait le parallélisme avec un match de football qui ne demande pas trop pour être joué mais juste l’énergie et la maîtrise du jeu.


Du côté congolais, la formation a été bien assimilée grâce à la performance des acteurs sur la vaillance corporelle et l’accessibilité.C’est ainsi que le technicien canadien n’a pas manqué d’encourager José Bau, Coordonnateur de l’ATA et la Fédération congolaise d’improvisation qui assure la formation permanente pour le développement durable.Selon Ives G. Cournoyer, Président du conseil d’administration de la L.N.I, cet atelier d’improvisation soutenu par l’Organisation Internationale de la Francophonie poursuit un objectif idéal, celui d’encourager les échanges culturels dans le monde francophone.


Cette formation a été une occasion propice pour La Ligue nationale d’improvisation d’échanger avec la fédération congolaise d’improvisation pour la meilleure façon de prolonger et de se donner les moyens de pérenniser l’art mouvant auprès de jeunes.


L’atelier d’impro restera un cadre permanent de la culture entre différentes structures pour leur permettre d’avoir plusieurs informations classiques en vue d’ouvrir l’esprit sur le théâtre improvisé.

Zoom sur la LNI

La Ligue nationale d’improvisation du Québec est née grâce aux comédiens Robert Gravel et Yvon Leduc, tous deux animateurs de sports.

En 1978, les deux amis vont créer le match d’improvisation théâtrale en s’inspirant du « hockey sur glace», un sport national du pays.


Depuis, les passionnés d’art oratoire et les finalistes d’écoles de théâtre se retrouvent sur cette patinoire sans glace pour expérimenter leurs talents d’auteurs, metteurs en scène ou interprètes. Ce spectacle attire les amateurs de théâtre d’improvisé qui aiment voir se créer devant eux des histoires ou des récits fantastiques.


Apport de la FrancophonieMême si sa forme est ludique, le match d’impro demeure un laboratoire vivant où le burlesque côtoie le drame. Ce spectacle, précise-t-on, est régi par des règles précises et demande la participation du public qui s’exprime sur la qualité des improvisations qui lui sont présentées.


Rappelons qu’en marge du 12ème Sommet de la Francophonie en octobre dernier au Québec, la Ligue a présenté des spectacles de théâtre improvisé mettant en vedette des acteurs représentant treize pays membres.


Cette grande rencontre de la parole, de la créativité et de l’imagination a été une occasion unique de démontrer les richesses et les différences culturelles de peuples qui partagent une même langue.


S’inscrivant dans la plus pure tradition orale, le « match d’impro » est aussi le témoin moderne d’une certaine démocratisation de la culture de la francophonie.
Jordache Diala

« Au lieu de se discipliner (…) la danse poursuit lamentablement sa chute vers la médiocrité »


L’Avenir : Voulez-vous vous présenter aux lecteurs de l’Avenir ?
José Bau : Je vous remercie pour cette possibilité que vous m’accordez, en vue de partager mon point de vue sur ce sujet. Je suis José BAU DIYABANZA, animateur culturel. J’ai une licence en animation culturelle et développement du prestigieux Institut National des Arts (INA/Kinshasa). Je suis dramaturge et Commissaire Général du théâtre pour le développement, l’Atelier-Théâtr’Actions « ATA », installé à Kimbanseke. Cette troupe s’occupe des animations, des formations et des recherches. Nous avons une Bibliothèque Communautaire et un Centre d’initiation aux Nouvelles Technologies de la Communication. Je dirige la Fédération Congolaise d’Improvisation. Je travaille comme animateur culturel au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa.
Pouvez-vous affirmer que l’évolution de ce domaine artistique qu’est la danse répond à vos attentes ?
Malheureusement non ! La danse est un art comme la peinture, la coiffure, la photographie ou le cinéma. C’est une partie de la vie et détermine la grandeur d’une culture ou d’une civilisation. Certains chorégraphes continuent de faire son honneur, comme Longa Fo, Lisette Nsimba, Léa Ndumba, Les Diba Danse, David Kawama, Jacques Bana, Faustin Linyekula et son Studio Kabako, Djodjo Kazadi, Papy Ebotani ou Lambio Lambio. Nous parlerons de l’évolution si nous nous fixons une période donnée. Actuellement notre danse (ndombolo) est en perdition, par rapport aux autres expressions artistiques. Au lieu de se discipliner, en vue de réguler la musique, la danse poursuit lamentablement sa chute vers la médiocrité. Tout remonte vers la fin des années quatre vingt lors de l’invasion de notre ndombolo et l’uniformisation des pas de danse pour tout les orchestres.
Nous risquons de donner raison aux conclusions du philosophe Kangafu Vingi qui déclarait dans « Libérer la culture » que la culture actuelle est tirée chez des voyous, elle est faite par des voyous, pour être consommée par des voyous ». Au lieu de plaire et d’utiliser le corps entier, la danse se limite au bas du nombril, en exagérant sur l’exhibition des parties intimes. Son créateur n’est plus un modèle.

- L’Avenir : Que reprochez-vous à ceux et celle qui exercent la danse comme gagne-pain à Kinshasa ?
José Bau : C’est encourageant d’avoir des personnes qui croient qu’elles peuvent vivre de la danse, comme profession. Mais c’est décevant de constater que beaucoup d’entre elles ne veulent pas être conséquentes de leur responsabilité. La danse est le seul art où le recours au comptage est plus important. Donc elle est soumise à une loi exigeante. Elle ne se fait pas au hasard ; mais elle s’apprend et exige une concentration. Que les danseurs se souviennent qu’ils ont un pouvoir convaincant. Pratiquer la danse sans costume approprié la détériore et l’avilit.

- L’Av : Comment réagissez-vous quand des leaders d’orchestres et des télévisions locales proposent au public des danseuses à moitié vêtues et exhibant des danses parfois obscènes ?
La danse n’est pas mauvaise, les ténues légères ne seront pas nuisibles si les télévisions et les chorégraphes nous proposaient aussi autres choses. Notre nation regorge plus de quatre cent cinquante orientations culturelles. Ce ne sont pas des sources d’inspiration qui manquent, mais c’est leur maîtrise qui pose problème. La danse devrait être orientée selon les circonstances et les lieux de diffusion. La danse qui accompagne la sortie des jumeaux, les obsèques d’un chef, la fin d’une circoncision ou de l’initiation des jeunes adultes, est souvent très obscène, mais n’est pas accessible à tous. Les réalisations de Cultura Pays Vie de Félix Wazekwa, Zaïko Langa Langa ou Tabu Ley Rochereau ne sont pas mal présentées. Le grand problème est la formation de la population à consommer la culture avec honneur. L’Etat a, pour ce faire, le devoir de donner la bonne culture à son peuple.
Certains parents craignent pour leurs filles d’œuvrer comme danseuses, estimant que cela est une porte ouverte à la prostitution. Qu’en pensez-vous ?
La danse n’est pas une piste menant vers la prostitution, mais elle expose son pratiquant à une masse incontrôlée. Les parents qui craignent de leurs filles n’ont pas raison. Aucune profession n’est actuellement exclue de cette prise. De la bureaucratie au marché, de l’université à l’hôpital, les filles restent exposées. Tout dépend de l’éducation de base reçue, de sa discipline et de l’honneur personnel.

Croyez-vous que dans le contexte de la mondialisation, il y ait lieu d’envisager la réhabilitation de la danse en RD Congo comme valeur culturelle ?
Il y a la loi du donner et du recevoir qui domine ici. Pour envisager une réhabilitation de la danse en RD-Congo, nous devons avoir le courage d’accepter notre faiblesse et nos limites. Nos éminents chorégraphes excellent sur des podiums internationaux, pendant que sortir du pays pour le représenter à l’extérieur est devenu presque impossible, à cause notamment des multiples mesures de restrictions en vigueur.
Ce sont les chefs d’orchestres et leurs chorégraphes qui doivent se positionner. En RD Congo, la danse souffre de l’amateurisme et de l’improvisation, du manque d’appui officiel et de cadre logique. Pourtant, elle (la danse) doit se confirmer, se préparer à s’exporter et accorder une place aux échanges. Nous avons l’INA et son Centre de recherche le CEDAR qui devraient écrire et normaliser notre danse, mais cet institut supérieur n’a même plus de bâtiments. L’Etat est obligé de lui donner des possibilités et des facilités d’accomplir ses missions. Au regard de cet imbroglio, il y a lieu de se demander : Dans la vie courante, quelle place les Congolais accordent-ils aux professionnels des arts du spectacle et aux animateurs culturels formés à l’INA ?
Qu’attendez-vous, de ce fait, du ministère de la Culture et des Arts et de l’INA, en tant qu’école de danses ?
Le rôle du pouvoir de tutelle est important dans l’amélioration de l’image de la danseuse dans les médias congolais. Le Ministère de la Culture a compétence d’interdire ou de féliciter, par décret, les mauvaises ou les bonnes pratiques. Il doit ouvrir l’œil et le bon pour donner des moyens d’expression aux chorégraphes formés. Il n’y a jamais eu de subvention dans le secteur de l’art en RD Congo ; mais coloré de contraintes et d’obligations. Les artistes sont seuls et se battent comme des orphelins. Pour produire, ils recourent souvent à leurs relations. Ils n’ont rien à rendre à l’officiel. Que les services de régulation des médias aussi se responsabilisent ! Nous avons la chance d’avoir une institution comme l’INA en RD Congo. Il doit continuer à former et à organiser des sessions de courte durée, pour la mise à niveau des chorégraphes. Il doit servir de conseiller au Ministère de la Culture et aux médias, pour la promotion et la diffusion de la danse.
Le gouvernement, voilà trois mois, a rendu hommage à Me Taureau pour une éclatante carrière d’une soixantaine d’années d’organisateur de spectacles et de manifestations populaires. L’homme est âgé de 87 ans, Il a un passé marquant de maître danseur. Un commentaire de votre part ?
L’hommage rendu à Maître Taureaux est louable, mais ne correspond pas à son rang. Il est l’image de ceux qui ont marqué notre art par son engagement à la cause de la jeunesse. Il est un monument à respecter. « Quand tu ne veux pas aller avec l’albinos qui connaît le chemin qui mène à la rivière, tu n’auras jamais de l’eau », dit un adage. Comme pour d’autres grands de la culture congolaise : le plasticien Lufwa, Mongita, Tshitenge N’Sana, Ana Kayembe ou Maboke Ngaliema, l’Etat devrait construire de grandes salles de spectacles en leur honneur.
Rendons à notre population une bonne danse, elle est là. Cet effort doit être soutenu. Que chacun, en ce qui le concerne, s’efforce d’apprendre. Que l’Etat revoie la mission de l’école en socialisant celle-ci. Que la danse soit enseignée comme une expression d’une société ordonnée, pour bâtir un pays plus beau qu’avant. Nous regrettons beaucoup, car les personnes actuelles marchent la tête en bas, les jambes en haut. L’impression qui s’en dégage est que le ridicule ne tue plus chez nous.
Propos recueillis par Payne

mercredi 16 juillet 2008


Ciaj de N'Djili
L'équipe ''Taureau'' remporte la première édition du Caucus de théâtre d'improvisation Le Ciaj de N'Djili a servi de cadre à l'organisation de la demi-finale et finale de la première édition du théâtre d'improvisation, initié par la fédération congolaise du théâtre d'improvisation.C'est un spectacle haut en couleurs que la troupe de théâtre Taureau a eu à présenter le week-end dernier aux spectacteurs.
Les acteurs de la troupe se sont bien distingués sur scène à travers leur spectacle. C'est ce qui explique leur démonstration en force, en battant en finale la troupe théâtrale Bine Aromate. Comme on peut le constater, la particularité de ce genre de compétition de théâtre résulte du fait qu'il faut être fort en improvisation.
Taureau avec ses acteurs dont Kisita ont eu le mérite de bien présenter leur travail en jouant sur scène trois thèmes de théâtre à la grande satisfaction du public qui a voté pour ce groupe. Ce concours de théâtre qui a réuni en tour finale quatre groupes (Bine Aromate, Lion, Léopard et Taureau) avait comme objectif d'aider le public à juger un spectacle non par fanatisme des acteurs, mais plutôt par le message instructif qu'il reçoit en s'intéressent au théâtre.
''Le public doit savoir que le théâtre ne se fait pas seulement pour rire, mais plutôt pour tirer la leçon morale'', a fait savoir le commissaire de la fédération congolaise du théâtre d'improvisation, José Bau, la crise alimentaire, l'électricité et l'infidélité sont les thèmes exploités durant le concours. La première édition du concours de théâtre d'improvisation a été couronné d'un grand succès à un public très nombreux en majeur partie jeune, a assisté aux spectacles. Le public durant le spectacle de théâtre d'improvisation n'ont pas hésité à applaudir à chaque instant les meilleures improvisations des acteurs.
A un certain moment, ils réclamaient même que d'autres scènes soient rejouées au point de créer ambiance sans précédent dans la salle lors de ce concours du théâtre d'improvisation. L'équipe "Taureau" va donc représenter la République Démocratique du Congo dans le prochain concours du théâtre d'improvisation qui se déroulera au niveau international.
Agnès MAKANDAStagiaire/INA

mercredi 20 février 2008

STAGE D’INITIATION AU THEATRE D'IMPROVISATION


Imaginez une scène théâtrale sous forme d’un combat de box,
alors découvrez le théâtre d'improvisation dans une ambiance conviviale.


Pour apprendre le théâtre d'improvisation en s'amusantet devenir arbitre ou coach.



La Fédération Congolaise d’Improvisation propose son premier atelier d'improvisation dans une ambiance ludique.


Inscrivez-vous maintenant ! Ne renvoyez rien au lendemainT’en fais pas mon vieux !


Information et Inscription : dès à présent en envoyant ses coordonnés à l’ATA avant le 23 février 2008 à 18h00


STAGE D’INITIATION AU THEATRE D'IMPROVISATION


POUR QUI ? Vous voulez découvrir l'improvisation, jouer à un match d'impro, vous avez entendu parler d'une forme de théâtre qui ne nécessite pas d'apprendre son texte, vous êtes tenté par une activité collective basée sur la confiance et la communication…ce stage est fait pour vous !Nul besoin d'avoir déjà pratiqué le théâtre ou l'improvisation, ni même de savoir à quoi ça retourne: La FCI est là pour vous faire découvrir les valeurs et les techniques de l'improvisation.


POURQUOI ? Devenez arbitre, coach ou auteur, metteur en scène et interprète et retrouvez votre âme d'enfant: amusement, spontanéité, créativité, entraide et plaisir sont au programme !L'improvisation est une forme de théâtre spontané sans texte ni mise en scène prédéfinis.Véritable outil pédagogique, elle développe la communication et l'imaginaire.
Contact: Atelier-Théâtr'Actions "ATA

Mélangez de l'écoute, du respect des autres, de la construction en commun, parsemez le tout d'une dose de techniques théâtrales et de plaisir, secouez et hop !!!Vous voilà en train d'improviser.Dans une ambiance conviviale et ludique, vous apprendrez à écouter les autres, à vous exprimer de façon nette, à vous placer dans un espace, à utiliser votre corps, à respecter des contraintes …Vous en repartirez avec plein de nouvelles idées, et même de nouveaux amis.


COMMENT ? L'atelier est basé sur la pratique d'exercices d'improvisation entrecoupés d'explications et d'analyses. Chaque exercice est abordé de la manière suivante:1. explication de l'exercice, de ses contraintes et de ses buts, 2. pratique de l'exercice3. retour sur les buts, analyse et discussionAinsi d'une manière ludique, vous pratiquez l'improvisation tout en connaissant le pourquoi des règles et des mécanismes de l'impro.Vous pourrez également détecter vos points forts et vos points faibles en fonction de votre aisance en fonction des différents exercices, chaque exercice représentant un point-clé de l'improvisation.


OBJECTIFS ? • - améliorer sa communication,• - développer l'écoute active , - gagner en confiance personnelle et collective,• - développer son imaginaire• - gérer son corps• - réagir avec aisance dans des situations inattendues • - générer des idées et susciter la créativité - prendre du plaisir tous ensemble


PAR QUI ? La formation du stage sera assurée par les comédiens de l’ATA…


OU ? Le lieu du stage sera l’ATA, situé à Kinshasa, avenue commerciale N°178 Q.7 Commune de N’djili


COMBIEN ? Pour un stage de théâtre week-end : samedi 13h-18h et dimanche 10h-17hparticipation aux frais du stage: volontaireNombre de participants limité à 12 personnes maximum pour la formation des arbitres et 24 pour les coachs.


S'INSCRIRE ? Envoyez vos coordonnées par courriel ou téléphoner au siège de l’ATA.
Contact: 178, avenue Commerciale Q.7Kinshasa - Nd'jili RDCongoTél: 00243818139149prince@cooperation.net

lundi 11 février 2008

L’Ata distribue la Bd « Monzeli » aux élèves de Kinshasa dans le cadre de la lutte contre le Sida

Kinshasa, 05/02/2008 / Culture
L’Atelier Théâtr’Actions (Ata), a distribué dernièrement au Centre Wallonie Bruxelles un lot des bandes dessinées (100) « Monzeli » aux élèves d’une vingtaine d’écoles de la ville de Kinshasa. Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de lutte contre le VIH/ Sida en milieu scolaire du Centre pour la promotion de la santé de Kangu Mayombe (CPS) en collaboration avec l’Ata.
L'édition de ces bandes dessinées était rendue possible grâce au financement de l'Ambassade des pays-Bas en RDC qui était représentée par son chargé de la coopération. L'éducation nationale était représentée par son secrétaire générale qui a encouragé la pratique de la lecuture aux élèves. Un représenatant des écoles avait dit un mot de remerciement aux organisateurs. un extrait de la pièce Monzeli était jouée par les acteurs de l'ATA à la satisfaction des participants.
« Monzeli » relate la mésaventure d’une jeune fille qui a été exclue de l’école après avoir été rendue grosse. C’est de façon miraculeuse qu’elle n’a pas été atteinte de la maladie du siècle. La vie de Monzeli va connaître une issue heureuse. Elle va se marier avec le premier amour de sa vie, Makaya. Pour sa petite réalisation, l’Ambassade des Pays-Bas a financé ce projet.
(Ern.)St.H.M’B/Uhuru
Last edited: 05/02/2008 14:40:01

mercredi 6 février 2008

José Bau : le théâtre d’intervention fait vivre son homme

José Bau : le théâtre d’intervention fait vivre son homme
Kinshasa, 29/01/2008 / Culture

Sa particularité est d’amener le théâtre auprès des populations tels que dans les écoles, des hôpitaux, les prisons et les marches.
L’Ata s’illustre dans les endroits les moins attendus, en se produisant dans certains cas en plein air à la croisée des artères, aux marches, etc. La thématique, c’est son fort. Il embrasse plusieurs sujets ayant traits tels qu’à la prévention des populations contre les maladies, à la lutte contre les anti-valeurs, jusqu’à la sensibilisation du public sur les questions de l’heure.. . telles que les élections.
Bref, l’Ata oriente ses interventions théâtrales sur plusieurs thèmes pouvant garantir l’épanouissement des populations par la base. C’est face à cette démarche louable que la rédaction a approché José Bau, le promoteur de l’Ata pour avoir idée sur le théâtre d’intervention.
La lecture de José Bau
Le théâtre d’intervention a parcouru dans notre pays un long parcours. José Bau fait sa lecture par rapport à l’évolution dans les troupes: de théâtre d’intervention a beaucoup évolué à Kinshasa pour la simple raison, la plupart de troupes même celles qui ne faisaient pas, aujourd’hui, elles font le théâtre d’intervention. C’est qu’au début, le théâtre d’intervention était une action menée dans le milieu scolaire, d’entreprises et politique, parce que à l’époque c’était une action de sensibilisation dans le cadre du pouvoir avec la Mopap, mais aujourd’hui, cela est devenu une action de vulgarisation pour le développement de la communauté. Et, à ce sujet, la plupart de troupes en font déjà l’expérience. Il y a quelques années, nous avons animé une formation avec 17 troupes, aujourd’hui, toutes les troupes presque pratique, ce genre de théâtre.

Avantages : le théâtre d’intervention, c’est le genre qui paie actuellement en Rd.Congo, mais malheureusement sur place, il n’y a pas des mécènes, il n’y a des sponsors, ni des subventions au niveau de l’Etat pour le théâtre. Mais ce qui est vrai, le théâtre qui fait vivre les troupes théâtrales, c’est le théâtre d’intervention. Les avantages qu’on trouve dans ce genre de théâtre, c’est grâce à l’appui des partenaires étrangers tels que le Centre Wallonie-Bruxelles, le Centre culturel français et d’autres ambassades en RD Congo qui soutiennent le théâtre joué en salle. C’est dans ce sens que le théâtre d’intervention fait vivre son homme.

Les désavantages: Beaucoup de structures qui s’illustrent dans le théâtre d’intervention. Ils le font en opportuniste. Ils attendent qu’il ait un financement à gauche et à droite pour monter un spectacle rapidement Les partenaires aussi qui nous sollicitent, ne considèrent pas le théâtre comme un outil de communication efficace. Ils viennent chercher la troupe à la dernière minute pour monter quelque chose en toute hâte. Et souvent l’aspect esthétique est négligé dans ce genre de théâtre. Et enfin, le responsable de troupes de théâtre pour la plupart ne paye pas leurs acteurs. C’est ces désavantages qui bloquent l’évolution du théâtre d’intervention.
(Ern.)
Uhuru
Last edited: 29/01/2008 10:04:58