lundi 13 mai 2019

L’Ata distribue la Bd « Monzeli » aux élèves de Kinshasa dans le cadre de la lutte contre le Sida

L’Ata distribue la Bd « Monzeli » aux élèves de Kinshasa dans le cadre de la lutte contre le Sida
Kinshasa, 05/02/2008 / Culture
L’Atelier Théâtr’Actions (Ata), a distribué dernièrement au Centre Wallonie Bruxelles un lot des bandes dessinées (100) « Monzeli » aux élèves d’une vingtaine d’écoles de la ville de Kinshasa. Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de lutte contre le VIH/ Sida en milieu scolaire du Centre pour la promotion de la santé de Kangu Mayombe (CPS) en collaboration avec l’Ata.
L'édition de ces bandes dessinées était rendue possible grâce au financement de l'Ambassade des pays-Bas en RDC qui était représentée par son chargé de la coopération. L'éducation nationale était représentée par son secrétaire générale qui a encouragé la pratique de la lecuture aux élèves. Un représenatant des écoles avait dit un mot de remerciement aux organisateurs. un extrait de la pièce Monzeli était jouée par les acteurs de l'ATA à la satisfaction des participants.
« Monzeli » relate la mésaventure d’une jeune fille qui a été exclue de l’école après avoir été rendue grosse. C’est de façon miraculeuse qu’elle n’a pas été atteinte de la maladie du siècle. La vie de Monzeli va connaître une issue heureuse. Elle va se marier avec le premier amour de sa vie, Makaya. Pour sa petite réalisation, l’Ambassade des Pays-Bas a financé ce projet.
(Ern.)
St.H.M’B/Uhuru
Last edited: 05/02/2008 14:40:01

José Bau : le théâtre d’intervention fait vivre son homme

José Bau : le théâtre d’intervention fait vivre son homme
Kinshasa, 29/01/2008 / Culture
Sa particularité est d’amener le théâtre auprès des populations tels que dans les écoles, des hôpitaux, les prisons et les marches.
Atelier Theâtr’ Action (Ata) a déjà fait ses preuves dans le domaine des théâtres d’interventions dans la capitale et l’intérieur du pays. Cette structure théâtrale surmonte des dûmes de campagne en campagne pour apporter des messages forts aux populations à travers un genre de théâtre dit engagé ou d’intervention.
Sa particularité est d’amener le théâtre auprès des populations tels que dans les écoles, des hôpitaux, les prisons et les marches. L’Ata s’illustre dans les endroits les moins attendus, en se produisant dans certains cas en plein air à la croisée des artères, aux marches, etc. La thématique, c’est son fort. Il embrasse plusieurs sujets ayant traits tels qu’à la prévention des populations contre les maladies, à la lutte contre les anti-valeurs, jusqu’à la sensibilisation du public sur les questions de l’heure.. . telles que les élections. Bref, l’Ata oriente ses interventions théâtrales sur plusieurs thèmes pouvant garantir l’épanouissement des populations par la base. C’est face à cette démarche louable que la rédaction a approché José Bau, le promoteur de l’Ata pour avoir idée sur le théâtre d’intervention.
La lecture de José Bau
Le théâtre d’intervention a parcouru dans notre pays un long parcours. José Bau fait sa lecture par rapport à l’évolution dans les troupes: de théâtre d’intervention a beaucoup évolué à Kinshasa pour la simple raison, la plupart de troupes même celles qui ne faisaient pas, aujourd’hui, elles font le théâtre d’intervention. C’est qu’au début, le théâtre d’intervention était une action menée dans le milieu scolaire, d’entreprises et politique, parce que à l’époque c’était une action de sensibilisation dans le cadre du pouvoir avec la Mopap, mais aujourd’hui, cela est devenu une action de vulgarisation pour le développement de la communauté. Et, à ce sujet, la plupart de troupes en font déjà l’expérience. Il y a quelques années, nous avons animé une formation avec 17 troupes, aujourd’hui, toutes les troupes presque pratique, ce genre de théâtre.
Avantages : le théâtre d’intervention, c’est le genre qui paie actuellement en Rd.Congo, mais malheureusement sur place, il n’y a pas des mécènes, il n’y a des sponsors, ni des subventions au niveau de l’Etat pour le théâtre. Mais ce qui est vrai, le théâtre qui fait vivre les troupes théâtrales, c’est le théâtre d’intervention. Les avantages qu’on trouve dans ce genre de théâtre, c’est grâce à l’appui des partenaires étrangers tels que le Centre Wallonie-Bruxelles, le Centre culturel français et d’autres ambassades en RD Congo qui soutiennent le théâtre joué en salle. C’est dans ce sens que le théâtre d’intervention fait vivre son homme.
Les désavantages: Beaucoup de structures qui s’illustrent dans le théâtre d’intervention. Ils le font en opportuniste. Ils attendent qu’il ait un financement à gauche et à droite pour monter un spectacle rapidement Les partenaires aussi qui nous sollicitent, ne considèrent pas le théâtre comme un outil de communication efficace. Ils viennent chercher la troupe à la dernière minute pour monter quelque chose en toute hâte. Et souvent l’aspect esthétique est négligé dans ce genre de théâtre. Et enfin, le responsable de troupes de théâtre pour la plupart ne paye pas leurs acteurs. C’est ces désavantages qui bloquent l’évolution du théâtre d’intervention.
(Ern.)
Uhuru
Last edited: 29/01/2008 10:04:58

L'ATA vous propose « Africare », au plus près des blessures du Congo

Ce pays est capable de faire des choses incroyables, malgré les difficultés. Beaucoup de gens me disaient que je n’y arriverais jamais, pourtant nous avons réussi ! » Ainsi s’exprime le metteur en scène belge Lorent Wanson lorsqu’il se rappelle les obstacles qu’il a dû surmonter pour monter la pièce Africare en République Démocratique du Congo. La charge émotionnelle et l’énergie incroyable que dégage cette œuvre démontrent à quel point il a eu raison de persévérer, d’aller jusqu’au bout de son ambition.
L’on pouvait craindre qu’il plaque sa vision d’Occidental sur les douloureuses réalités congolaises – la violence, la guerre et leur cortège de mutilations, de viols et de déstructurations. Au contraire, il met son talent et ses compétences de metteur en scène chevronné au service des habitants de la RDC et de leurs espoirs de justice et de paix. « J’ai l’impression que l’histoire n’est jamais racontée par ceux qui l’ont traversée. Pour moi, il est nécessaire que ces témoins partagent leur expérience », nous a-t-il expliqué à l’issue de l’une des représentations d’Africare, au Tarmac. Aussi, la pièce a été construite à partir d’authentiques témoignages de Congolais et de Congolaises qui ont traversé les turpitudes de ces vingt dernières années. Sur la base de ces confessions traduites en français, le metteur en scène a fait un travail de réécriture et de création avec la collaboration d’artistes originaires des villes de Kinshasa, Kisangani et Bukavu.
Pour plonger le spectateur au cœur des réalités congolaises, Lorent Wanson a réalisé un spectacle total qui fait appel à la vidéo, la musique et la danse. Six comédiens, trois hommes et trois femmes originaires des villes où il s’est arrêté pour générer son projet, incarnent quelques-uns de ceux qui ont accepté de se raconter et jouent, dansent et chantent l’histoire récente du pays. Ils échangent des répliques avec des femmes violées, des mutilés de guerre, des enfants des rues, des soldats démobilisés, des prostituées dont les témoignages filmés sont projetés sur la scène. Le mélange entre fiction et réalité est d’un effet saisissant et nous pousse immanquablement à réfléchir sur l’existence et les paradoxes du genre humain.
Se faire entendre du monde entier
« Dans notre pays, on parle toujours de la guerre. C’est le vécu au quotidien, ce n’est pas une page tournée. Avec Lorent, on a eu l’occasion de parler de ça. Et ce travail nous permet en tant qu’artistes de dégager un souffle et d’atteindre une sorte de paix intérieure », nous a confié Olivier Maloba, l’un des interprètes d’Africare qui, par ailleurs, occupe les fonctions de directeur artistique du théâtre Taclems de Kisangani. Mais au delà d’un possible exorcisme, il veut que cette pièce fasse prendre conscience à la planète entière de ce qui s’est déroulé en RDC : « Nous voulons que la face du monde sache ce qu’on a vécu. Dans notre village, on dit que c’est la communauté internationale qui tire les ficelles. Alors on espère que le monde entier entendra ce que nous avons à dire. »
Africare, dont le titre a été créé à partir du mot « Afrique » et du nom du personnage mythologique « Icare », est une oeuvre universelle à travers laquelle Lorent Wanson a voulu atteindre la justesse, « parce que, estime-t-il, la justesse peut emmener vers la justice. » En dépit de toute la violence qu’elle charrie, Africare n’est pas une pièce triste. Elle porte en elle toute la joie de vivre et l’énergie créative des Congolais, des qualités qui donnent l’espoir qu’un jour la RDC guérira de ses maux et prendra la place qui lui échoie dans le concert du monde.
Africare, texte, mise en scène et conception générale de Lorent Wanson, assisté de José Bau Diyabanza, Bérengère Deroux, Iragui Rugambwa Adolphe (Bukavu), Eric Yakuza Nkole (Kisangani) et de Wedou Wetungani Mupwamoyo (Kinshasa). Conseiller associatif Roger Kitembwe (Asadho). Avec 6 comédiens - musiciens congolais :Jocelyne Ntululo Nafranka (Bukavu), Murhula Cishesa Imani (Bukavu), Olivier Maloba Banza (Kisangani), Efika Lesiso Espérance (Kisangani), David Kawama Kazembe (Kinshasa), Karine Kapinga (Kinshasa). Scénographie : Daniel Lesage. Lumières : Guy Simard assisté de Wedou Wetungani Mupwamoyo. Supervision chorégraphique : Jacques Bana Kanga. Travail vidéographique : Bertrand Baudry, assisté de Clarisse Muvuba
Le site du Tarmac de La Villette
Après avoir été présentée à Kisangani, à Kinshasa et à Paris, Africare sera en tournée en Belgique en septembre-octobre, puis au Congo en novembre-décembre 2007.

Une lecture d'Africare

Africare est un spectacle engageant à plusieurs titres. On entre dans le théâtre du Tarmac et les six comédiens sont déjà là, à chanter assis sur la scène si près qu'on doit presque les toucher pour passer de l'autre côté de la salle. Ils nous demandent encore d'éteindre les portables, de ne même pas les laisser sur vibreur, et nous remercient chaleureusement lorsque l'on obtempère. Enfin assis, à peu près calme, le public est prêt. Les acteurs bondissent sur scène et continuent un spectacle commencé depuis longtemps, peut-être depuis plusieurs siècles, ceux de la colonisation, de la mémoire humaine, des mythes de l'humanité.
Si Africare, que tout Européen touché par les campagnes médiatiques de l'humanitaire prononcera à l'anglaise, mélange mythes gréco-romains et contes africains, c'est avant tout sur la mémoire coloniale et la réalité économique d'aujourd'hui que le dialogue s'instaure. Africare, c'est en fait "Afrique-Icare", où l'enfant d'Afrique, tel Icare prisonnier du labyrinthe, s'élève vers les cieux pour se libérer de la misère et atteindre l'Europe, ce soleil qui fera fondre la cire de ses ailes et le précipitera dans les eaux qui l'entourent. Si la métaphore de l'Europe soleil fait sourire, elle fait aussi réfléchir aux périlleuses migrations des boat people de la terre entière et à la réalité de l'inégalité criante entre les peuples. Cette inégalité économique est aussi politique, car Africare dénonce avant tout les méfaits de la guerre au Congo-Kinshasa. Les témoins évoquent les exactions de manière crue, mais sans voyeurisme, pour dénoncer les traumatismes qu'elle occasionne pour les victimes comme pour les bourreaux et pour leurs proches.
Il faut bien sûr évoquer la mise-en-scène et son utilisation de la vidéo pour inclure les récits de groupes et d'individus rencontrés par l'équipe sur place à Kinshasa, Bukavu et Kisangani. Tout est écrit et les acteurs dialoguent avec ceux qui témoignent à distance. Des draps disposés sur les acteurs accroupis, des planches de bois, des filets de plumes servent d'écrans aux vidéos projetées, ajoutant encore du mouvement à l'audio-visuel. Un enfant rappelle le mythe d'Icare et ses chapitres qui ponctuent le spectacle. D'anciens soldats jouent la tragédie de leur endoctrinement. Des femmes violées évoquent leurs supplices et leur évasion. Des violeurs révèlent la folie coercitive dans laquelle ils furent pris. Les six comédiens aux multiples talents racontent, chantent et dansent l'Africare d'aujourd'hui, l'Afrique dispersée sur tous les continents, au rythme des multiples langues traduites en sur-titrage : français, lingala, et swahili. (Attention, premier rang réservé aux polyglottes ou aux têtes téléscopiques !)
Africare est un spectacle vivant et engagé, qui sait parler à tous sans offenser ni épargner personne, un talent rare de nos jours.
Anne Crémieux
En savoir plus
personnes
Crémieux Anne
Wanson Lorent
spectacle
Africare
événements
Africare
Africare (Belgique - République démoc...

José Bau vous invite à voir Africare pendant votre tours à Paris

héâtre représentation 10/07/2007 > 28/07/2007
Paris France
Tarmac de la Villette
211 avenue Jean Jaurès. Parc de la Villette (derrière la Grande Halle), 75019 Paris, France
tel. 01 40 03 93 90
contact@letarmac.fr
http://www.letarmac.fr
Africare (Belgique - République démocratique du Congo)
Mise en scène de Lorent Wanson avec 6 comédiens et musiciens congolais
Texte, mise en scène et conception générale Lorent Wanson
Assisté de José Bau Diyabanza, Bérengère Deroux, Iragui Rugambwa Adolphe (Bukavu), Eric Yakuza Nkole (Kisangani) et de Wedou Wetungani Mupwamoyo (Kinshasa)
Conseiller associatif Roger Kitembwe (Asadho)
Scénographie Daniel Lesage
Lumières Guy Simard assisté de Wedou Wetungani Mupwamoyo
Supervision chorégraphique Jacques Bana Kanga
Travail vidéographique Clarisse
Avec 6 comédiens - musiciens congolais :
Jocelyne Ntululo Nafranka (Bukavu), Murhula Cishesa Imani (Bukavu), Olivier Maloba Banza (Kisangani), Efika Lesiso Espérance (Kisangani), David Kawama Kazembe (Kinshasa), Karine Kapinga (Kinshasa)
Wanson au Congo... Cela aurait un petit air debande dessinée belge déjà lue si le projet ne prenait corps dans la réalité vraie d'une rencontre. Celle d'un metteur en scène occidental avec les réalités côtoyées à Kinshasa, Bukavu ou Kisangani, dans la furie foisonnante des villes congolaises, dans les démesures du pays, dans le quotidien des artistes, dans la brutalité vive de l'Histoire qui se fait.
Africare... c'est Afrique... Icare.
Icare comme un Mythe. Afrique comme une Terre mythe.
Africare... Est-ce le voyageur brûlant la cire de ses ailes au soleil du chaos ? Les artistes rencontrés comme autant de pourfendeurs d'interdits ? De quel labyrinthe voudraient-ils s'enfuir ? De quel Minotaure éviter la prison ? Et combien de plumes laisseront-ils au terme de l'exil ?
Icare, conquérant de l'inutile et orgueilleux châtié, ou artiste entreprenant bravant l'adversité et montrant le chemin à ceux qui voudront bien le suivre ?
Africare, des instants entraperçus, rapportés. La complicité d'un moment partagé. Les mots et les images d'une attention, d'une confrontation.
du lundi au samedi à 20h,
relâche le dimanche.
ATTENTION, changement de date :
EN ÉCHO >>> le mercredi 10 juillet, et non plus le 11, après la représentation, Au cœur de Kin
Rencontre avec Achille Ngoye (sous réserve) et Lorent Wanson.
Co-réalisation Festival International de l'Acteur - République Démocratique du Congo, le manège.mons/Centre Dramatique - Belgique, Le TARMAC de la Villette - Paris, le Théâtre de Poche - Bruxelles, le Phénix/Scène Nationale de Valenciennes, Cecn,Théâtre Épique
Dans le cadre du projet Yambi 2007
à 20h

La lecture, quel bel exutoire à la violence

L’Atelier Théâtr’Action (ATA) a de quoi être fier. La campagne de promotion de la lecture qu’il a initiée à la bibliothèque communautaire de Ndjili, en plein Kinshasa, en décembre et janvier, a plutôt été un succès. « Beaucoup d’élèves étaient obligés d’attendre leur tour pour accéder à la salle de lecture », explique M. Diyabanza, coordonnateur de l’ATA.
Quelque 2600 lecteurs en un mois et demi, plus que l’ATA ne l’aurait imaginé. Avec la mise à disposition de plus de 1500 ouvrages et une centaine de numéros de revues spécialisées comme Ired-Forum, Echos du Cota, Défis Sud, Santé et Développement… sur les domaines de la santé, de l’éducation ou encore de la culture, la population de Ndjili redécouvrent la lecture et le besoin de s’informer.
Responsables et élèves de 200 écoles - dont le collège Bonsomi, l’institut Lwanga, le lycée Ste Germaine, le complexe scolaire Mwabi - ont eu à leur disposition des livres de français, de mathématiques, physique, biologie ainsi que la collection de guides du Routard, obtenue grâce à Adrien Joveneau de la radio télévision belge, la RTBF. Composée de trois départements (santé, éducation, arts et culture), la bibliothèque a fait profiter à la population de Ndjili, de vidéos de pièces de théâtre largement projetés comme Mobali na ngay qui porte sur l’héritage et Procès Ngungi qui traite du paludisme, ainsi que de romans français et congolais.
© ATA / La bibliothèque communautaire
de Ndjili accueille la campagne
de promotion de la lecture
L’information c’est aussi la prévention
La projection du film Monzeli, les jeunes à l’heure du sida , ainsi que du film Jeunes ne devenez pas père et mère trop tôt a été une formidable occasion de s’informer sur les risques et les dégâts causés par le sida et les grossesses non désirées. « Certains élèves sont venus d’eux-mêmes et s’y étaient largement investis », se félicite M. Diyabanza, initiateur de la bibliothèque. Selon lui cette campagne a instauré une habitude de lecture, les élèves sont restés des permanents de la bibliothèque.
Dès l’ouverture de la campagne, journalistes et parents ont pu profiter d’une petite leçon sur l’importance de la lecture avec la présentation du livre de M. Claude : Comment lire ? À Ndjili, où les politiciens ne s’aventurent guère à cause de la violence qui y règne souvent, toutes les initiatives sont bonnes pour pallier le manque d’information. C’est ce à quoi s’atèle l’ATA, ONG de jeunes volontaires spécialisés dans l’éducation communautaire par le théâtre. Formation et information accessibles à tous, depuis sa création en août 1989, l’ATA œuvre dans les domaines de l’environnement, de la santé, des Droits de l’homme…
À Ndjili, la violence et l’insécurité rôdent. Peu de monde ose s’aventurer dans ces faubourgs. Aussi, toute initiative est bonne pour pallier le manque d’informations et de culture.
L’ATA au centre de la campagne
Les milieux ruraux, les communautés défavorisées, les zones enclavées, sortent peu à peu de l’analphabétisme grâce à de telles actions de l’ATA. D’ailleurs pour plus d’ouverture, des écrits du monde entier, tels que des revues sanitaires, offerts par des structures internationales, ont été mis à leur disposition. Toute l’équipe de l’ATA s’est investie pour la réussite de cette campagne. L’organisation et la tenue de cette opération sont dues à leurs propres moyens. Une quête auprès des églises de la commune des parents ainsi que des achats par des membres de la troupe ont permis d’acquérir les livres. « Car, déplore M. Diyabanza, il n’y a pas de subventions pour les activités culturelles en RDC. » Pourtant l’ATA continue à travers celles-ci à informer et à former la population en organisant des concours littéraires ou des tournées dans le pays dont une s’est tenue le 16 février sur le thème du sida.

Quand la culture balise le chemin de l’unification en R.D.C

Depuis le 28 février, l'ATA administre la TOURNEE NATIONALE CONGOLAISE POUR « VERRE CASSE » avec l'appuis d'Africalia et la Délégation Française de Belgique en RDC.
DE MATADI, MBUDJI MAYI, LUBUMBASHI, GOMA, BUKAVU, KISANGANI, KINSHASA, une grande TOURNEE NATIONALE CONGOLAISE POUR « VERRE CASSE »
Hier, des élections démocratiques en R.D.C. qualifiées d’historiques (cela n’était plus arrivé depuis 46 ans) ont amené des agents électoraux à rejoindre dans des conditions parfois extrêmes les électeurs congolais de l’intérieur afin de récolter leur voix…
Aujourd’hui, dans la foulée de ce défi électoral, un autre défi – culturel celui-là – plus modeste certes, mais dans le même souci de rejoindre les populations de l’intérieur, s’apprête à être relevé : une tournée théâtrale dans le Congo profond avec le spectacle VERRE CASSE de Alain Mabanckou créé en novembre 2006 à Kinshasa, Brazzaville et Bruxelles en avant-première à la manifestation Yambi 07.
Au-delà du simple défi technique et logistique que représente cette incursion théâtrale à l’intérieur du Congo avec un spectacle professionnel reconnu (cela non plus n’est plus arrivé de très longue date), cette tournée théâtrale veut également favoriser la rencontre entre les artistes kinois du spectacle et les artistes de l’intérieur trop souvent ignorés par la capitale, la confrontation de leurs différences culturelles, l’échafaudage de projets communs… Bref une réponse artistique de terrain à la volonté congolaise politique répétée de décloisonnement et de réunification de ce gigantesque pays aux voies de communications parfois si difficiles.
C’est sous la bannière de Yambi 07 et avec le soutien d’Africalia-Belgique, du C.G.R.I., du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa et des autorités congolaises que cette importante décentralisation en R.D.C. se veut contribuer à la reconstitution d’un réseau culturel, d’une identité culturelle congolaise commune. Elle devrait être également l’occasion de mieux identifier les artistes locaux – toutes disciplines confondues –, d’entendre leurs revendications en matière de reconnaissance artistique, d’inventorier les espaces culturels locaux et leur état de fonctionnement, de rencontrer les responsables locaux de la politique culturelle, des médias locaux, etc., etc. Soit la consolidation d’un réseau de diffusion artistique à l’échelon national.
Mais cette tournée – toute pionnière qu’elle puisse paraître – entend surtout susciter et développer un questionnement collectif d’artistes autour d’une même idée : comment utiliser au mieux l’outil culturel dans la (re)construction démocratique de ce gigantesque pays en quête d’unification ?
La presse lors de la création de « Verre Cassé »
« Beau spectacle, merveilleusement interprété… » (Le Phare-RDC)
« Superbe prestation, saluée frénétiquement par le public… » (Sélection infos-RDC)
« Un récit des plus savoureux et ironique sur l’Afrique contemporaine… » (Antipodes-Belgique)
« C’est un propos universel sur la condition humaine qui résonne… » (Le Monde-France)
« Tant de bonne humeur vous donne envie d’acheter le livre à la sortie… » (RTBF La Première)
« Une œuvre truculente, exubérante, drôle, mêlant le grotesque au sublime… » (La Libre Belgique)
« Verre Cassé : un sacré apéritif à Yambi !... » (Le Soir)
NB: Si vous avez des amis dans ces villes, invitez-les à voir ce spectacle