lundi 13 mai 2019

Campagne de Promotion de la lecture à la Bibliothèque Communautaire de N’Djili

Campagne de Promotion de la lecture à la Bibliothèque Communautaire de N’Djili
La Bibliothèque Communautaire de N’Djili organise du 07 décembre 2006 au 30 janvier 2007 la campagne de la promotion de la lecture au profit des écoliers de 200 écoles de la Commune de N’Djili.
Cette action vise à encourager les élèves, étudiants et enseignants à lire et à accéder aux livres afin de découvrir les avantages de la lecture et des acquis d’une base éducationnelle de la jeunesse.
Elle est faite des visites guidées de la bibliothèque, des lectures dirigées, des biblio - forums, des projections du film « Monzeli, les jeunes à l’heure du sida » et des rédactions sur les attentes de jeune pour leur auto - prise en charge.
La Bibliothèque Communautaire de N’Djili est un programme inauguré le 02 juillet 2001 par l’Atelier-Théâtr’Actions ’ATA’ sur l’avenue commerciale au numéro 178 Quartier 7 dans la Commune de N’Djili. Elle compte plus de 1500 volumes et une centaine des numéros de revues spécialisées. Elle est faite des contributions libres des documents offerts gratuitement par la communauté pour l’éducation de la jeunesse de la commune de N’Djili.
Sa réserve est faite aussi des dons et des achats des membres de la troupe.
Elle comprend trois départements à savoir : Santé et développement qui a des livres sur la promotion des soins de santé primaire, offert par le Centre pour la promotion de la santé, de l’éducation en environnement, des documents sur les droits humains, des revues spécialisées, comme Ired-forum, Echos du Cota, Défis Sud, Santé et développement, Echos de la Croix - Rouge de la RDC et des publications de la CEI, de l’ASADHO, du RCN - Justice et Développement et de la Ligue nationale pour les élections libres et transparentes (LINELIT), comme la Constitution de la troisième République Démocratique du Congo, de la Convention relative aux droits de l’enfant et le code de la famille.
Le département de l’éducation constitue la partie la plus importante de la bibliothèque.
Nous y trouvons des ouvrages scolaires d’apprentissage des langues françaises et anglaises.
Des exercices et des jeux occupent une bonne place dans ces rayons. Les livres de mathématique, physique, histoire, géographie, géologie et biologie sont disponibles. La bibliothèque a reçue pour ce département une vingtaine des revues de la Bibliothèque Municipale de Limete.
Le département de la culture et des Arts est composé des romans et des pièces de théâtre classiques, des bandes dessinées et des revues d’informations générales. La grande attraction dans ces rayons est faite par les guides Routards qui ont apporté par Adrien Jovenaux de la RTBF des photos et des affiches des spectacles qui ont eu lieu dans certains espaces de la ville.
La campagne de Promotion de la lecture est une des activités qui suit le rythme habituel des concours littéraires et des lectures spectacles organisé à la bibliothèque communautaire.
Son animation repose sur des visites guidées permanentes, des projections cinématographiques, des expositions, des forums et des concours au profit de la jeunesse et des habitants du district de Tshangu.
Cette Campagne est animée par des jeunes bénévoles et supervisée par Joseph Maurice Nyamayele, coordonnateur de l’Atelier -Théâtr’Actions.
Pour tout contact et réservation, Tél. : 00243816574316

L'Atelier-Théâtr'Actions "ATA" a participé au Colloque sur la reconstruction des systèmes de santé post-conflit


Rôle et renforcement les capacités locales
(L’expérience de l’Atelier-Théâtr’Actions « ATA » dans les provinces et dans la ville de Kinshasa)
Plan d’intervention
L’expérience menée par L’Atelier-Théâtr’Actions « ATA » dans la promotion des soins de santé primaires dans les provinces de Bandundu, Bas-Congo et de la ville de Kinshasa ces dix dernières années a porté sur trois volets essentiels ; les animations, les formations et les recherches.
1. Les animations théâtrales pour la promotion de la santé
• De l’étude du milieu
• Conception du spectacle
• Production
• Evaluation et suivi
2. Les formations internes et externes
1. But : - Améliorer la qualité des messages
- Renforcer les compétences des mobilisateurs
2. Méthode participative
3. Matières :
• Etude du milieu
• Initiation aux notions théâtrales
• Conduite de réunions
• Elaboration des messages
• Techniques de productions
3. Recherche et publications
1. Doter les agents de santé communautaire des outils fiables de sensibilisation
2. Reconnaitre et redynamiser les énergies locales existantes
Quelques suggestions
• Reprendre l’enseignement de l’hygiène dès l’école primaire et la promotion de la santé scolaire
• Redynamiser la police d’hygiène pour sanctionner et encourager les pratiques environnementales durables
• Encourager les canaux sociaux à la promotion et à l’utilisation des structures sanitaires
• Considérer le théâtre comme institution de mobilisation et non comme instrument de sensibilisation occasionnel.
Depuis 1990, la République démocratique du Congo, notre pays, s’est engagée dans la promotion des soins de santé primaire. La population s’y intéresse et chacun dans un milieu, conçoit ce changement selon sa compréhension et le contexte dans lequel il le sous-entend. Comme dans tout changement social, la connaissance est un facteur des enjeux en présence.
Les animateurs des institutions sanitaires appellent la population à un changement de mentalité. Les mouvements associatifs abattent un travail énorme dans l’organisation d’une société civile visant à réveiller la conscience de la population pour une prise en charge effective et une auto responsabilité pour un avenir meilleur avec une bonne qualité de vie.
Pour y arriver, certaines organisations nationales ou internationales ont trouvé un moyen plus simple et plus compréhensif pour atteindre les différentes couches sociales situées dans les milieux les plus reculés : le théâtre, car les moyens de communications habituels, tels que les imprimés et les supports audiovisuels, malgré les compétences des animateurs et l’importance des fonds qui y sont alloués, n’amènent pas la masse populaire à se retrouver et celle-ci reste indifférente à la prise et à l’exécution des décisions. Cette masse s’organise en s’informant auprès des « voisins» auprès desquels, elle croit obtenir la bonne information.
Cette indifférence est due au fait que la communauté à laquelle cette information est destinée est analphabète et ne trouve pas des solutions à leurs vraies préoccupations.
La crise sociale que connaît notre pays, a des conséquences qui ne facilitent pas l’acceptation des idées novatrices comme celle-ci. La recherche de la survie domine largement sur l’attention qu’elle accorde aux recommandations qui sortent des telles actions.
Pour répondre à cette carence, les acteurs acceptent d’animer des formations, créer des spectacles et mener des recherches qui associent des messages de santé, qui ne pourraient pas être transmis autrement que par le dialogue direct et convaincant.
Ces actions renferment plusieurs thèmes suivant les résultats d’enquêtes ou répondant aux besoins des partenaires (le Ministère de la Santé ou la Zone de Santé)
Exemple 1: La Campagne de don de sang dans le bus en 1996 a facilité la création des banques de sang dans cinq hôpitaux de la ville de Kinshasa par la Coopération Technique Allemande(GTZ).
Ces créations contiennent parfois des éléments tirés des modules de formation utilisés par des organisations et mouvement associatifs.
De nombreux observateurs se demandent comment le théâtre, qui ne dure que quelques minutes, peut avoir une force persuasive et changeante. Comment les artistes arrivent à insérer des messages de santé publique dans leurs pièces de théâtre, alors que ces mots sont parfois difficiles à dire en public.
Pour y parvenir, un schéma est suivi, il part de l’étude sociale à la production des spectacles et de la diffusion à l’évaluation.
L’expérience menée par L’Atelier-Théâtr’Actions « ATA » dans la promotion des soins de santé primaires dans les provinces de Bandundu, Bas-Congo et de la ville de Kinshasa ces dix dernières années a porté sur trois volets essentiels ; les animations, les formations et les recherches.
I. Les animations théâtrales pour la promotion de la santé
A. De l’étude du milieu
Les pièces produites dans le cadre des projets de sensibilisation sur la santé sont écrites par des artistes en collaboration avec les membres de la communauté. Ces écrits reprennent les réalités du milieu concerné par l’opération. Cette étape permet aux acteurs d’éviter des incohérences entre le contenu du message qui se trouve dans les textes officiels, les attentes des responsables sanitaires, et les aspirations de la communauté.
Le travail commence par la récolte d’informations issues de situations réellement vécues par la communauté. Cette récolte se fait sur base de connaissances et de perceptions de la population du problème sanitaire.
Nous cherchons les causes qui engendrent le problème, les besoins de la base et les aspirations qui les accompagnent. Cette étude dépend essentiellement de la matière à transmettre et de l’action à réaliser.
Pour la santé, vu sa complicité et son importance, le recours à une analyse comportemental est déterminant.
Cette analyse comportementale nous amène à découvrir les vraies raisons sociales, économiques, administratives, politiques, culturelles et religieuses qui concourent à cette lecture du problème.
Pour arriver à réaliser une étude du milieu représentative des faits à résoudre, les artistes procèdent à des techniques de recherche allant de l’observation participative, à la documentation existante sur le problème. L’expérience menée dans ce domaine pousse les artistes à consulter les animateurs des structures impliquées dans la promotion de la santé.
Les institutions sanitaires sont directement consultées dans la recherche des informations nécessaires à ces créations. Cette recherche donne aux artistes les pistes utilisées habituellement pour résoudre les problèmes qui se posent à leur niveau.
Ces informations permettent de créer un spectacle qui reprend des éléments adaptés aux faits réels et aux attentes des mesures sanitaires en vigueurs. Cela permet également de découvrir les résultats obtenus antérieurement.
A cette étape, nous analysons la faisabilité de solutions à apporter dans les contextes de la population concernée. Nous considérons les habitudes, les chansons, les danses, les contes, les percussions, les tabous et les coutumes.
Exemple 2. La Tournée sur l’hygiène hospitalière organisée avec la croix Rouge de Belgique a encouragé la gestion et l’entretien des installations hygiéniques construites dans 9 centres de santé par la Croix Rouge de Belgique.
Les résultats obtenus après cette étude sont regroupés selon les objectifs à réaliser. Ils permettent de déterminer les parties qui contribueront à la conception de la pièce. Le temps de cette étude varie selon le problème à traiter.
B. De la conception des spectacles
A partir des résultats obtenus à la collecte, les artistes conçoivent la pièce.
Les artistes font un travail de table et de répétitions. Ce travail consiste à proposer des canevas des spectacles.
La proposition contient la naissance de la situation, l’évolution du problème, l’apogée ou la gravité de la situation, le dénouement et la conclusion qui peut-être une piste de solution.
Les artistes introduisent au dialogue, par le biais notamment de chansons. Ils conçoivent des spectacles en français qui s’adaptent facilement en lingala ou en kikongo. Ils associent les spectateurs à la création. Certains rôles étaient conçus pour être rendus par les membres de la communauté concernée. C’est une participation directe, quand un rôle est interprété par le villageois, et indirecte quand ils chantent, exécutent une danse ou jouent d’un instrument.
Ces pièces sont composées avec des instruments trouvés dans le village, les chansons, les danses et les coutumes du village.
Les répétitions sont les rendements scéniques des éléments retenus. Elles fixent la scénographie et permettent d’adapter les pièces aux conditions géographiques des lieux retenus. Des corrections et critiques en fonction du message à transmettre sont faites.
C. De la production :
Les représentations théâtrales sont données après programmation et préparation. Le calendrier est déterminé par les artistes et la population. Après la programmation, les artistes préparent les lieux de la représentation avec la participation de la population.
Ces spectacles se jouent à des endroits différents. Cela se fait en suivant le mouvement du soleil, la présence d’un arbre ou d’un bâtiment. Le décor et les accessoires sont trouvés dans les villes et les villages. Les matériels scéniques sont produits selon les possibilités du milieu.
Les représentations sont des moments très importants pour les artistes, car les populations les considèrent comme des moments de réjouissance et de découverte.
Les spectateurs sont très attentifs et réagissent avec les artistes sur scène. Si le message est bien compris, le public prend directement une décision.
Certaines représentations sont données lors de séminaires, de conférences ou d’animations dans des groupes restreints. Ils sont utilisés comme des supports didactiques. Ces représentations servent pour rappeler aux participants certaines réalités qui ne sont pas bien décrites lors des exposés. Elles servent aussi de conclusions générales, car le langage utilisé au théâtre est facilement compréhensible.
Exemple 3: Consommation en période de crise = Construction du marché de Menkao
D. Evaluation
C’est une étude comparative faite entre les buts assignés à la mission et les résultats obtenus.
Elle se fait directement après le spectacle, sous forme de débat entre les artistes et les spectateurs ou entre les participants quand il s’agit de prendre une décision.
Elle se fait indirectement après la représentation et suivant une période déterminée par les partenaires ayant participé à l’action. Sa durée varie selon les indicateurs déterminants à la conception de l’opération.
Ce suivi est assuré par la troupe ou par les groupes agissants sur le terrain. Cela se fait aussi avec la participation du public concerné.
Dans certains cas, la troupe délègue un membre pour vivre avec la communauté afin d’évaluer les progrès réaliser sur place, le changement constaté sur le terrain en fonction du message donné durant les représentations.
Dans d’autres cas, les communautés concernées envoient leurs témoignages, leurs réactions et leurs évaluations aux artistes.
Les animateurs de la santé communautaire qui travaillent sur terrain transmettent aussi leur rapport.
II. Les formations
Les formations à la base des communautés de santé locales visent à redéfinir les stratégies de sensibilisation, d’améliorer ses techniques afin de promouvoir la santé.
Ces sessions de formation au théâtre pour la santé sont organisées à l’intention des animateurs, des femmes ou des agents de santé communautaires.
II.1. Objectifs des sessions
• Améliorer la qualité de l’élaboration des messages par la technique du théâtre pour la santé;
• Sensibiliser les populations sur leurs différents problèmes de la santé
• Produire des spectacles et du matériel éducatif pour la promotion de la santé.
Ainsi nous cherchons à :
• Renforcer les compétences techniques des animateurs sur la sensibilisation, par le théâtre;
• Elaborer du matériel éducatif (messages et moyens) pour la promotion de la santé ;
• Offrir aux animateurs de la santé communautaire, l’occasion d’explorer des nouvelles voies dans l’élaboration des messages et leur utilisation au théâtre, en exploitant des ressources éducatives et culturelles locales ;
• Faire valoir la place de la femme dans le processus de l’évolution de la santé.
II.2 : Les matières dispensées lors de ces sessions
Ii.2.1 : L’initiation aux notions dramatiques
C’est une initiation qui consiste à faire découvrir le monde des arts dramatiques et son importance dans la vie quotidienne.
II. 2.2. : L’étude sociale du milieu pour un théâtre utile
Il est important de connaître son identité. Mais cela ne suffit pas, il faut aussi chercher à savoir le point de vue de la communauté sur ses différents problèmes. C’est ce qu’il convient d’appeler : « voir la vie de la communauté avec les yeux des autochtones. »
II.2.3 : Conduites des réunions et discussions
Les relais communautaires utilisent l’énergie propre du groupe pour mener les actions d’épanouissement. Il travaille en groupe et engage des discussions à l’issue desquelles les décisions prises sont communiquées.
II.2.4 : Le théâtre au service de la santé.
Le formateur souligne qu’à ce niveau l’art (théâtral) ne se situe pas dans la matière à présenter, mais dans la manière de transformer cette matière pour la présenter. Aussi à lui d’ajouter une étape, celle du montage. Le montage clôture le travail, on y retrouve l’unité de lieu, de temps et de l’espace.
II. 2. 5 : processus d’élaboration des messages éducatifs
De la définition aux qualités d’un bon message, la formation porte sur le message qui varie selon le contexte et la cible. Il doit être habillé et adapté au canal de diffusion. Sachant que le but du message est entre autres de renforcer les facteurs positifs et à clarifier certaines incompréhensions.
II. 2.6 : la production et l’évaluation des spectacles
Ainsi divers problèmes peuvent survenir avant ou pendant la production. Il faudra être capable de les affronter.
En définitive, quelques jours après une production, il est important de se réunir pour évaluer une production.
III. Les recherches et les publications :
Pour permettre aux animateurs communautaires vivants dans les milieux ruraux et périphériques d’avoir des supports de sensibilisation efficace, nous organisons des recherches à la base pour réaliser et publier des vidéos et des pièces de théâtres. Ces recherches se font directement auprès de la population concernée.
Les activités de recherche se font en complément à l’opération de placement des livres dans les écoles primaires et secondaires et l’équipement des bibliothèques dans les écoles de formation d’infirmiers en partenariat du Centre pour la promotion de la santé de Kangu-Mayumbe.
Exemple 4 : La Diffusion de « Monzeli, les jeunes à l’heure du sida » a permis aux ensignants de libérer de la parole sur les MST en milieu scolaire.
Par exemple :
« Halte à la malaria » Vidéo sur le paludisme pour le Programme national de la lutte contre le sida du Ministère de la santé, 2003
« Monzeli, les jeunes à l’heure du sida », Vidéo sur le sida avec l’appui de MDO d’Utrech/Hollande, 2004
« Jeunes ne devenez pas père ou mère trop tôp » Vidéo sur les IST/Sida avec l’appui de MDO d’Utrech/Hollande, 2004
« Procès Ngungi », Vidéo sur la lutte contre le paludisme avec l’appui de MDO d’Utrech/Hollande, 2004
« Halte aux maladies » pièce de théâtre sur la prise en charge en domicile de la santé de l’enfant par l'enfant; publiée aux éditions du Bureau de recherche pour la promotion de la santé en 2004 tec….
Pour conclure, la contribution du théâtre dans la sensibilisation de la santé dans les provinces de Bandundu, Bas-Congo et dans la ville de Kinshasa nous permet d’inventer une nouvelle forme de prévention et d’améliorer la santé des populations.
La seule et grande difficulté rencontrée sur terrain est que le théâtre n’est pas pris en compte, ni par les officiels, ni par les partenaires financiers étant donné qu’il est offert gratuitement et n’est pas soutenu, malgré son pouvoir d’agir dans le renforcement des capacités de la population la plus démunie.
José Bau Diyabanza

Avec la contribution de l’atelier Théâtr’Action : Les Kinois assistent à une campagne de sensibilisation sur les élections dans les bus

Le théâtre est mis à contribution pour sensibiliser la population de la ville province de Kinshasa sur les élections. Elle assiste depuis le lundi 10 avril dernier à " la campagne de sensibilisation populaire par le théâtre sur les élections dans le transport en commun ". L’Atelier Théâtr’Action (Ata) s’y est investi en collaboration avec le Groupe culturel Mwana Mpwo d’Afrique et le Théâtre des intrépides. Les Kinois sont déjà sous l’emprise de cette campagne dans les bus et trains urbains depuis lundi au matin. Trente comédiens repartis en six groupes de cinq comédiens, ont été retenus pour toute la durée du programme. Les voyageurs goûtent de véritables spectacles itinérants dans les moyens de transport en commun. Le coordonnateur de l’Atelier Théâtr’Action (Ata), M. José Bau Diyabanza a annoncé la campane de sensibilisation populaire par le théâtre sur les élections dans le transport en commun au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le dimanche 9 avril dernier, .au siège de l’Atelier Théâtr’Action à N’Djili. Il a indiqué que l’objectif de la campagne est d’amener les Congolais à opérer un choix judicieux des futurs dirigeants. " Avant que la campagne électorale ne commence, nous voulons faire comprendre au peuple congolais qu’il est l’auteur de son propre bonheur. C’est à lui que revient le choix de ses dirigeants non pas à la communauté internationale comme certaines personnes pensent ", a martelé José Bau. Selon lui, les différents messages seront également exploités pendant la campagne. Il s’agit de la sensibilisation de la population pour la formation des observateurs à la base. Ceux-ci seront envoyés dans le bureau de vote pour qu’il n’y ait pas de contestations des résultats. Les comédiens s’adresseront aussi aux autorités politiques et militaires qu’ils ne doivent pas intimider les électeurs pendant le vote. De l’avis du coordonnateur de l’Ata, le peuple congolais doit normalement s’approprier le processus électoral, parce qu’il en est le maître. Le destin de toute la Rd-Congo se trouve entre ses mains. La pièce mise à contribution pour cette campagne de sensibilisation met la femme en vedette. Cette dernière étant sur le point d’accoucher n’est pas admise dans un hôpital faute d’argent. Le mari est fonctionnaire et est impuissant devant le malheur de sa femme. Dépourvu des moyens conséquents, il a été chassé de la maternité par le médecin ainsi que l’infirmière responsable. Cette pièce de quinze minutes est mise en scène par Charly Ditalua. Le poète Olivier Sagi Lutondo assure le rôle du directeur administratif de la campagne. La Division urbaine de la Culture et des Arts, la Monuc et la Caritas-Tiers-Monde/Suisse apportent leur appui à la campane.
Tantia Sakata


L'ATA joue au stade pour lutter contre le paludisme

Le mot d’ordre, «Ensemble passons à l’action», est la ligne de conduite de la journée africaine de lutte contre le paludisme.
A cette occasion, la troupe de théâtre Atelier-théâtr'Actions "ATA" se produit au Stade Minicipal de Masina à la demande du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP)du Ministère de la Santé pour donner un spectacle dans le cadre de ses actions de sensibilisation communautaire pour la lutte contre le paludisme.
L'ATA a préparé un spectacle interpellant le comportement de la population face à cette terrible maladie.
La pièce parle d'une famille qui souffre du paludisme dont la femme enceinte avait perdu un enfant, s'est vue sa grossesse avortée et à une fillette qui fait des convulsions.
Son marie l'accuse d'infidélité et le menace de la répudier. La belle famille s'associe à leur frère et se joint à leur frère pour chasser la femme.
Grâce à un agent de santé communautaire qui apporterai la paix dans cette famille en donnant des conseils sur la lutte contre le paludisme.
Cette pièce est jouée par 8 artistes sous la direction de Joseph Maurice Nyamahele, le coordinateur de la troupe.
Pour contacter l'ATA, vous pouvez nous adresser un message et nous serons disponibles pour lutter contre le paludisme dans la communauté.

L‘enfant au centre d’une campagne de sensibilisation sur le santé dans le Bas-Congo

Des nombreux accidents à domicile pourraient bien être si en plus de l’enseignement des langues et des mathématiques, les jeunes apprennent quelques notions de soin de santé primaire.
C’est pour cette raison que la technique « l’enfant pour l’enfant » est proposée aux enfants de cette partie du pays.
Cette technique consiste à donner des notions d’hygiène, de la réhydratation orale, le secourisme léger, la prise en compte des dangers courants et les comportements à tenir, en cas d’accident ou des maladies pendant les jeux ou de retours à la maison.
Depuis le mardi 06 décembre la troupe de théâtre pour le développement, l’Atelier-Théâtr’Actions « ATA » est partie en Campagne de sensibilisation sur la prise en charge sanitaire des enfants par les enfants en milieu rural dans les Mayumbe.
Cette action complémentaire aux activités du Centre pour la Promotion de la Santé, qui informe les écoliers de 9 à 12 ans à adopter des comportements et attitudes favorisant une meilleure santé, responsabiliser ces écoliers et les professeurs à devenir messagers de la promotion de la santé, dans leurs familles et communautés, en militant pour une responsabilité des enfants dans leurs milieux immédiats à fin de répondre aux multiples préoccupations qui se posent pendant l’absence des parents à la maison.
Les artistes sur terrain animent des ateliers avec les enseignants et les élèves sur la place de la santé et le sens de la prise en charge à base communautaire des malades et des maladies. Ils donnent des spectacles et organisent des carrefours avec les classes terminales, sur les problèmes de santé dans leurs milieux.
Le Centre pour la Promotion de la Santé de Kangu-Mayumbe distribuent des brochures sur les thèmes aux élèves des écoles qui suivent le spectacle.
Pour arriver à répondre aux attentes de la communauté scolaire par le théâtre, la troupe recours aux connaissances des élèves sur l’hygiène, la prévention des maladies et les prises en charge des accidentés dans la communauté et a amené la pièce « HALTE AUX MALADIES » éditée au Bureau de Recherche pour la Promotion de la Santé qui traite clairement des problèmes de soin de santé primaire et décrit les techniques et comportements à adopter face aux multiples difficultés que rencontres les enfants et leurs parents en cas de maladies.
La délégation conduite par monsieur Joseph Maurice Nyamayele, le coordinateur du groupe, est composée de 7 comédiens dont Shelia Nzutisa, François Mafura, Mado Moyindo Tendezi, Patience Fayulu, Demato Makondele, Fanny et Joséph Maurice Nyamayele.
Cette action est réalisée grâce au financement de DIFFAM, l’Institut Allemand de la Santé. Réalisée en complément aux actions du Centre pour la Promotion de la Santé, cette campagne prendra fin le 20 décembre 2005.

L'ATALER-THEATR'ACTIONS "ATA" a 16 ans

Nous avons 16 ans d'existence.
Vous avez été nombreux à nous soutenir pendant cette période.
Nombreux parmi vous nous ont rendu visite et soutenu nos activités sur terrain.
Nous sommes partis avec votre appui, sur terrain pour soulager, tant soit peu, la misère de nos compatriotes.
Notre Bibliothèque Communautaire, notre Petit Centre d'Initiation en Informatique, notre Troupe de Théâtre et notre projet "Cinéma pour Tous" ont vu les jours et fonctionnent avec votre concours.
Je vous salut de Kinshasa et vous souhaite une bonne rentrée artistique 2005-2006
Au sein de l'Atelier-Théâtr'Actions"ATA" la nouvelle saison s'annonce très riche.
Nous tiendrons une réunion d'évaluation du travaillons que nous réalisons pour la promotion de la qualité de vie et la lutte contre la pauvreté avec nos formations, nos animations et nos recherches.
Cette saison nous aurons des tournés, des campagnes, des captations vidéo et des publications de pièces de théâtre.
Le théâtre d'opprimé qui est la branche de la troupe, sera une fois de plus, le centre d'action de notre action.
Nous organiserons deux ateliers pour des jeunes artistes et nous relancerons les activités de la pratique d'improvisation en milieu scolaire" Ado Impro", et revoir comment travailler avec les metteurs en scène sur l'initiation au "Théâtre Jeunes Publics" pour soutenir les Festivals qui se tiennent dans le pays.
Notre "Festival du Théâtre Rural" FETHER se tiendra en août 2006 à Kisantu.
Je pense que, pour cette saison, vous serez encore nombreux avec nous et je vous dis merci.
Avec mes amitiés

ATELIER DE FORMATION ET D’ECHANGES D’ARTS DRAMATIQUES SUR LA PROBLEMATIQUE DES ENFANTS ASSOCIES AUX FORCES ET GROUPES ARMES DANS LA PROVINCE DE L’EQUATEUR.

Dans le cadre de l’Opération « Tous en scène pour la paix » du Théâtre de Poche, le projet Eafga (enfants associés aux forces et groupes armés) de la Croix-Rouge de Belgique de Belgique en RDC à Mbandaka a sollicité l’organisation d’un atelier de formation avec le concours de la délégation Wallonie-Bruxelles. Cette formation est destinée aux troupes de Mbandaka. Pour préparer les artistes de cette province de l’Equateur à s’engager à la Campagne. Cette formation animée par José Bau du Centre Wallonie-Bruxelles et Roger Katembwe, de l’association Africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO).
Le théâtre a une place importante dans la réinsertion des enfants, car il est plus proche de la population et a une forte capacité de mobilisation pour la résolution de ce problème dans une communauté longtemps tourmenté par la guerre.
Buts de la formation
Expliquer aux artistes de la province de l’Equateur leur implication à la réinsertion des enfants soldats
Améliorer la qualité des messages par la technique du théâtre d’intervention à partir des ressources locales. Produire des spectacles adaptés du texte d’Amadou Kourouma « Allah n’est pas obligé » pour l’abolition du phénomène et l’insertion de ces enfants.
Stratégies utilisées
- Nous avons utilisé la pratique de la formation participative avec une approche de facilitation pour apporter de la lumière sur le sujet traité ;
- La direction de la formation qui était mise sur pied supervisait les travaux et accompagnait les ateliers d’échanges qui étaient organisés afin de bien comprendre le processus de création d’un théâtre d’intervention (La recherche et l’écriture, La création, Le jeu de l’acteur, La mise en scène et son rôle).
- Nous avons élaboré trois spectacles éducatifs s’est déroulée en suivant les étapes de production, comme cela s’est déroulé à Kinshasa, Bukavu et Kisangani (La collecte des données, la restitution et l’exploitation des données, Planification de l’intervention, Essaie de la production, Représentation et diffusion, Suivi et évaluation).
Les attentes des participants
 Bien connaître le théâtre
 Acquisition des notions de base de l’art dramatique
 Connaître le projet ‘’Tous en scène pour la Paix ‘’
 Elaboration des supports avec de courtes scènes
 Techniques de création
 Partage d’expériences
Matières dispensées :
 La conduite des réunions et discussions, qui avait pour but de rendre capables les artistes à résoudre les problèmes internes par une bonne direction des affaires communes
 Les droits de l’enfant : assuré par Roger Katembwe , finit l’enfant comme un être humain âgé de moins de 18 ans. Il a donné les dispositions légales, les piliers des droits de l’enfant et les techniques pour vulgariser et défendre ces droits.
 L’initiation à l’interprétation dramatique, permet aux participants d’acquérir des notions élémentaires du jeu de l’acteur, d’occupation scénique et d’utilisation des éléments nécessaires au rendement de son rôle. Certaines notions étaient expliquées à ce niveau.
 La conscientisation, a porté sur les étapes d’une prise de conscience et de l’auto - prise de charge
 Etude sociale du milieu, a apporté aux participants les possibilités d’obtenir des informations fiables à partir d’une observation participative de la communauté;
 L’élaboration des messages efficaces, permet aux troupes de créer des informations reçues des spectacles convaincants et consommables.
 L’organisation d’une animation théâtrale : dans le cadre du projet « Tous en scène pour la paix » animé par Roger Katembwe qui donne un cadre de comportement à adopter pendant la campagne.
Les résultats obtenus à l’issue de la formation
 Les artistes ont eu des nouvelles connaissances sur le théâtre d’intervention
 Les trois troupes ont proposé des maquettes des spectacles en suivant les réalités locales.
 Ces scénarios ont étés analysés pendant les travaux,
 Un plan de 15 représentations est établi pour atteindre toute la Ville de Mbandaka et les centres environnants. La campagne aura lieu la dernière semaine du mois de juillet 2005.
 En plus de 27 artistes délégués de troupes, d’autres participants avaient pris part au stage dont ; 3 éducateurs de la Croix- Rouge Belgique, 5 journalistes et 2 membres de l’équipe dirigeante de la Croix-Rouge RDC/Mbandaka.
Les créations des troupes
1. Douze Apôtres avec la pièce : « La réinsertion refusée du jeune BOKANGA dans la communauté »
2. COCORICO avec la pièce : « l’enrôlement forcé des jeunes par le lieutenant MOSISA ».
3. LILAKO, avec la pièce : « Le rejet des enfants associé aux forces et groupes armées ».
Considérations générales
Les allocutions de remerciement, d’encouragement et de coopération ont été prononcées à la fin de la formation par le Président de la Croix – Rouge R.D.C. Equateur, Gilbert WALENGE, Le Président Fenath/Equateur, Marius BONANA le Représentant CRB/Mbandaka , Junior Lima et par les facilitateurs José BAU et Roger KATEMBWE. Nous remercions tous les partenaires en particulier la délégation Wallonie-Bruxelles, l’association Africaine de droits de l’homme (Asadho), la Monuc et la CRB qui relie le projet à Mbandaka.
Nous avons constaté que la ville a trois universités et cinq instituts supérieurs, amis les activités culturelles sont en veilleuse et les artistes sont attentistes
Les débats qui ont surgis lors de la formation sont très enrichissants et les divers sujets avancés assurent la réussite de la Campagne qu’animera la Croix-Rouge de Belgique dans la province de l’Equateur.
La presse locale s’est engagée dans l’organisation de cette opération, elle a relayé toutes les étapes à leurs stations.
Fait à Mbandaka, le 29 juin 2005
José Bau